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30 mai 2026Le 20 mai dernier, lors des 24ᵉ Rencontres du SNELAC, Walibi Rhône-Alpes a franchi un cap symbolique dans l’univers des parcs d’attractions français. Le parc isérois s’est vu décerner le Label Divertissement Durable au niveau “engagé”, une reconnaissance officielle qui vient couronner plusieurs années de transformation profonde. Énergie solaire, biodiversité, ancrage local, accessibilité : derrière les sensations fortes et les cris de joie, c’est un modèle d’exploitation tout entier qui se réinvente.
Des panneaux solaires qui produisent plus que le parc ne consomme
L’un des symboles les plus forts de cette démarche reste l’installation d’ombrières photovoltaïques sur le parking du parc. Avec une puissance installée de 5 851 kWc, ces infrastructures permettent une production annuelle estimée à 6 764 MWh, soit 135% de la consommation annuelle du parc — l’équivalent de la consommation de 1 353 ménages. Environ 25% de la consommation électrique du parc est directement couverte par cette production en autoconsommation.
Le parc a également déployé 30 points de charge pour véhicules électriques — dont 25 dédiés aux visiteurs et 5 aux salariés — avec un pré-équipement pensé pour augmenter progressivement le nombre de bornes IRVE.
« Dans un secteur où l’expérience repose sur des infrastructures importantes, des flux de visiteurs et des consommations énergétiques, la question est de repenser la manière dont les projets sont conçus, exploités et intégrés à leur environnement », explique Luc De Roo, Directeur de Walibi Rhône-Alpes.
L’eau, les déchets et la ressource au cœur de l’exploitation
La gestion responsable des ressources se traduit par des investissements concrets. Sur la zone Exotic Island, l’eau fonctionne en circuit fermé : récupérée, adoucie et filtrée, elle optimise la consommation hydrique d’un espace aquatique par nature énergivore. Pas moins de 200 000 € HT ont été investis spécifiquement sur cette zone en 2022. Par ailleurs, le parc recycle ou valorise près de 200 tonnes de déchets chaque année.


Quand la biodiversité devient une attraction en elle-même
Walibi Rhône-Alpes ne se contente pas de limiter son empreinte écologique : le parc cherche activement à enrichir son environnement naturel. Nichoirs à oiseaux, hôtels à insectes, ruches, politique zéro phyto, recensement des espèces présentes sur les espaces verts… Autant de dispositifs qui s’inscrivent dans une logique globale, intégrant la biodiversité dès la conception des aménagements paysagers.
Cette philosophie se retrouve jusque dans la nouveauté 2026 : Le Passage Oublié, un labyrinthe végétal pensé comme une parenthèse sensorielle, dont les végétaux sont issus de pépinières locales.


Des nouvelles attractions pensées pour tous
L’engagement durable du parc passe aussi par l’inclusivité. L’Expédition Perdue, parcours aventure composé de ponts suspendus, de toboggans et de défis variés, a été conçu avec des dispositifs adaptés aux personnes en situation de handicap — une approche qui place l’accessibilité au rang de critère de conception, et non d’option.
50% des dépenses investies localement
L’ancrage territorial est un autre pilier structurant de la stratégie de Walibi Rhône-Alpes. 50% des achats de biens et services, investissements et dépenses courantes sont réalisés dans le département. Pour Mahuka, attraction unique en Europe inaugurée en 2024, 79% de l’enveloppe d’investissement a été confiée à des entreprises locales issues de l’Isère, du Rhône, de la Savoie et de la Haute-Savoie. Hors attractions, la part locale des investissements se situe entre 70% et 82% selon les projets.


Former les équipes, un engagement humain autant qu’opérationnel
La durabilité ne se mesure pas qu’en kilowattheures ou en tonnes de déchets. Walibi Rhône-Alpes a aussi fait de la formation de ses collaborateurs un axe central de sa démarche. Chaque saison, un plan de formation couvre la sécurité, l’accueil et l’exploitation. Une formation-école, menée en partenariat avec Panthera, forme les équipes aux métiers d’agent d’accueil touristique et de conseiller commercial, structurant des parcours professionnels durables dans le secteur du loisir.
Un label qui engage, pas qui rassure
« Les visiteurs viennent d’abord chercher une journée de loisirs. Mais ils sont aussi de plus en plus attentifs à la manière dont cette expérience est conçue. Ce label reconnaît cette trajectoire et nous encourage à continuer », affirme Luc De Roo.
Ce que confirme Damien Tolon, Responsable des opérations de Walibi Rhône-Alpes, avec une conviction claire : « Un parc de loisirs peut continuer à créer des émotions, faire vivre des sensations et rassembler, tout en prenant sa part dans la transformation du secteur. Cette transformation passe par nos investissements, nos choix d’exploitation, mais aussi par les femmes et les hommes qui font vivre le parc au quotidien. C’est cette trajectoire que nous voulons poursuivre dans les prochaines années. »

Walibi Rhône-Alpes, précurseur d’un tourisme de loisirs transformé
Avec 4,5 millions d’euros investis en 2026 dans l’extension familiale d’Exotic Island, Walibi Rhône-Alpes prouve que durabilité et ambition commerciale ne s’opposent pas. Le Label Divertissement Durable n’est pas une vitrine : c’est le reflet d’une stratégie d’entreprise qui intègre les enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux à chaque décision. Dans un secteur des parcs d’attractions en pleine mutation, le parc de l’Isère s’impose comme un modèle à suivre — et à observer de près.




