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8 juin 2026Nigloland, le parc d’attractions familial de Dolancourt (Aube), vient d’officialiser l’investissement le plus colossal de ses quarante ans d’existence. Le 22 juin 2026, le parc champenois a levé le voile sur « Supersonic 1887 », un grand-huit à sensations développé en partenariat avec le constructeur allemand Mack Rides, prévu pour une ouverture en 2027. Avec 18 millions d’euros engagés, 47 mètres de hauteur et une thématique plongeant les visiteurs dans l’effervescence de l’Exposition Universelle de 1887, l’attraction promet de redéfinir les standards des parcs d’attractions en France et en Europe.
18 millions d’euros : quand Nigloland joue dans la cour des grands
Rarement un parc régional français aura misé aussi haut. Avec un budget de 18 millions d’euros, Nigloland signe l’investissement le plus important de toute son histoire. Loin d’être un simple achat sur catalogue, le projet Supersonic est le fruit d’une collaboration sur-mesure entamée dès 2022 avec Mack Rides, l’un des constructeurs de montagnes russes les plus respectés au monde, dont le portefeuille compte des installations iconiques sur les cinq continents.
Le parc n’a pas simplement commandé un modèle existant : il a co-développé une attraction entièrement personnalisée, jusqu’au design du train lui-même. « Nigloland va célébrer ses 40 ans. Pour marquer cette nouvelle étape, nous voulions créer une attraction majeure à la hauteur de nos ambitions. Supersonic est un projet imaginé par nos équipes créatives et techniques, que nous avons choisi de confier à un constructeur de référence, reconnu pour la qualité de ses réalisations et la richesse de ses innovations. C’est le projet le plus ambitieux jamais porté par Nigloland », déclare Rodolphe Gélis, Président et Directeur du Parc. Un message clair : Nigloland entend désormais s’imposer comme un acteur incontournable sur la carte du tourisme de loisirs en Europe.

Une montagne russe taillée pour les records
Sur le papier, Supersonic impressionne. Le tracé physique de 355 mètres est parcouru en marche avant puis en marche arrière grâce à un système de shuttle train, portant la distance totale à 770 mètres. Les trains sont propulsés par catapulte électrique en 6 séquences de launch réparties sur 3 zones, propulsant les passagers jusqu’à 91 km/h avant de les hisser à 47 mètres de hauteur via deux spikes verticaux.
Voici les chiffres clés qui font de Supersonic un projet hors-normes :
- Hauteur maximale : 47 mètres (deux spikes verticaux)
- Vitesse maximale : 91 km/h
- Distance totale parcourue : 770 mètres aller-retour
- Inversions : 3 au total, pour 6 passages tête en bas
- Air Time : 6 phases d’apesanteur, de -1,6 G à +4,1 G
- Capacité : 2 trains de 16 places, dont 8 wing seats (pieds dans le vide)
- Taille minimale : 1,30 m
L’attraction inaugure également une figure mondiale inédite : le « Supersonic Spin », élaborée à partir d’un Double Immelmann, pensée de toutes pièces par les équipes du parc. Une première mondiale qui confère à Nigloland un statut de pionnier dans l’industrie du parc d’attractions. Le tracé a été conçu par le designer Frédéric Pastuszak, garant de la cohérence technique et spectaculaire du projet.

Dans l’atelier d’un ingénieur fou : la thématique Exposition Universelle de 1887
Supersonic ne se limite pas à une prouesse d’ingénierie : l’attraction s’inscrit dans un univers narratif soigneusement construit, celui d’une Exposition Universelle fictive organisée à Nigloland en 1887. Les visiteurs seront plongés dans l’atelier d’Émile Delaroche, ingénieur visionnaire et ancien élève de l’École des Mines, hanté par la vitesse et le progrès.
Inspiré par les travaux du physicien Denis Papin, Delaroche a conçu une machine révolutionnaire : le premier véhicule à vapeur à lancement rapide, capable d’atteindre une vitesse supersonique. Entre explosions, surchauffes et prototypes instables, il choisit pourtant de présenter ses deux machines inachevées au Pavillon Français de l’Exposition Universelle. Une immersion dans l’esprit du XIXe siècle, entre génie et folie créatrice, qui donnera à la zone une identité forte. Plusieurs attractions existantes du parc seront progressivement retravaillées pour incarner des pavillons nationaux, renforçant la cohérence narrative de cet univers baptisé « Atelier N de Nigloland ».



Un chantier titanesque, ancré dans le territoire
Derrière la magie, un chantier colossal est à l’œuvre. Supersonic occupe une superficie de 8 500 m², dont 850 m² pour la seule gare d’embarquement. Contrainte technique majeure : près de 50% du parcours sera implanté au-dessus de l’eau et sur les îles du Mississippi, nécessitant des solutions de fondation spécifiques. La durée prévisionnelle des travaux est estimée à 600 jours.
Dès l’hiver 2025-2026, la première phase du chantier a nécessité le coulage de 1 200 m³ de béton pour ériger les massifs de la structure. Fidèle à ses valeurs, Nigloland s’est entouré d’entreprises locales et régionales :
- L’Atelier d’Orient pour l’architecture
- Augustin & Colas pour les travaux de terrassement
- CRN pour le gros œuvre
- 3IA pour le bureau d’études
- Socotec pour le bureau de contrôle
Un ancrage territorial fort, qui illustre la philosophie du parc : penser grand tout en restant profondément connecté à son tissu économique local.

2027, l’année où Nigloland entre dans une nouvelle ère
En annonçant Supersonic 1887, Nigloland envoie un signal fort à toute l’industrie des parcs de loisirs. À l’heure où les parcs régionaux sont soumis à une concurrence toujours plus vive, le parc de Dolancourt choisit l’audace : un investissement record, une attraction unique au monde, une thématisation immersive et un ancrage local assumé. « C’est le projet le plus ambitieux jamais porté par Nigloland », rappelle Rodolphe Gélis. Pour les passionnés de sensations fortes et les familles en quête d’évasion, le rendez-vous est pris pour 2027. Une date qui s’annonce d’ores et déjà comme un tournant dans l’histoire du parc d’attractions français.





